La crise

14 06 2010

Des dictatures, des luttes fratricides, des séismes, des crises alimentaires et là, nous venons de découvrir une nouvelle forme de guerre plus surnoise, la crise financière. Cette nouvelle forme de violence est strictement économique et nous en sommes les victimes. Victimes de ces spéculateurs inconscients qui ont accumulé le fruit du travail des hommes, bien évidemment sans le partager.

Le fonctionnement de la banque repose surtout sur une bonne dose de confiance et là nous en sommes au moment du « chacun pour soi et Dieu pour tous ». Les banques prêtent de l’argent qu’elles n’en ont pas. Elles empruntent à d’autres banques et aux banques centrales, mais cet argent est nulle part. C’est la crise d’un système qui a décidé de vendre des maisons à des gens non solvables pour la simple raison que le prix de la revente, vue l’inflation de l’immobilier garantissait le remboursement. Entretemps des personnages sans scrupules se sont enrichis sur le dos des autres. Ce système ne pouvait pas tenir debout  et il a commencé à s’effondre. C’est à ce moment là que ces spéculateurs américains, parce que tout commence toujours en Amérique, ont frappé à la porte de l’ État. 

 Cette maladie dévoratrice a vite traversé l’Atlantique et s’est propagée en Éurope. Au début, certains pays comme l’Espagne étaient aveugles ou ne voulaient pas la voir, mais petit à petit elle s’est instaurée dans nos vies. Il vaudrait mieux dire dans la vie des plus démunis, des plus pauvres parce que les riches seront toujours riches et ils ont eu le temps de mettre à l’abri leurs fortunes dans des paradis fiscaux où personne ne pourra y toucher. C’est au pauvre fonctionnaire, aux retraités de payer les effets dévastateurs d’une crise qu’ils n’ont pas provoquée . C’est aussi à eux  de racheter (pagar) les fautes d’un gouvernement qui n’a été capable de voir la crise que quand l’Europe lui a tiré les oreilles. Ils nous demandent de faire des efforts mais ces efforts ne contribueront pas à créer une richesse qui diminuerait le taux de chômage et qui activerait l’économie mais à pallier le déficit et à baisser la dette.

D’après le prestigieux économiste français, Elie Cohen le gouvernement espagnol a pris de mauvaises de décisions et n’a fait que mixer (apostar) pour le tourisme, l’immobilier et l’agriculture. Il faudrait que notre pays réforme non seulement le marché du travail mais aussi qu’il reconstruise son économie. Un travail qui s’avère difficile et dur en ce moment où ni les partis politiques, ni les syndicats ne semblent se mettre d’accord sur quoi que ce soit. Jusqu’à quand continuera-t-elle cette descente aux enfers, le malheur de milliers de personnes qui ont tout perdu? Dans l’esprit du commun des mortels surgissent des questions qu’est-ce qui se serait passé si les grands spéculateurs au lieu d’être de grands financiers avaient été de petits commerçants? Ils seraient, sans aucun doute, en prison. Une autre question pour laquelle, au moins moi, je ne trouve pas de réponse qu’est-ce qui s’est passé pour que nos sociétés soient devenues à ce point vulnérables? Comment allons-nous nous en sortir de cette crise qui a frappé les assises du modèle capitaliste? C’est l’avenir qui le dira

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