Souvenirs d’enfance

12 05 2012

Quand je mange un flan je me demande toujours si je retrouverai la même sensation que « les flans royal » de ma mère me procuraient. Je me rappelle encore un jour où ma mère avait préparé huits petits pots de flan qu’elle avait laissés se reposer dans une petite armoire. Je me souviens encore comme si c’était hier, qu’en revenant de l’école j’avais toujours faim et que je me precipitais avec avidité sur le frigo ou sur la petite armoire bleue où je trouvais toujours quelque chose de quoi satisfaire mon appétit et ma gourmandise. Ce jour-là,  je ne me suis pas limitée à manger un flan, je les ai tous mangés et le soir, quand ma mère m’a dit de sortir les flans, j’ai voulu lui faire croire qu’elle ne les avait pas faits. Mon père qui était toujours mon complice, tout en me faisant un clin d’oeil, lui a dit: « ma chérie , il se peut que tu aies pensé à les faires, tes flans et que finalement tu as oublié ».

Nous avons tous ce genre de souvenirs qui resurgissent au hasard des gestes du quotidien.

Les souvenirs ne sont pas un simple retour du passé. Ils constituent notre identité. D’après la psychologue et psychanalyste Susana Elkin: « Les souvenirs d’enfance sont ceux sur lesquels on se construit. Ils sont la garantie qu’on a un passé. Et quand on a un passé, c’est qu’on est sûr d’avoir une histoire et qu’on peut donc penser à un avenir »

Pendant toute notre existence, nous dialoguons avec nos souvenirs. À travers eux, nous forgeons une partie de notre personnalité et de notre rapport au monde. Nos souvenirs d’enfance en disent long sur ce qu’on est à l’âge adulte, sur ce qu’on désire ou ce qu’on aspire à devenir.

Et comme vous le savez tous, je suis très curieuse et j’aimerais que vous partagiez avec moi vos plus beaux souvenirs d’enfance. C’est moi qui ai commencé, je vous invite à entreprendre une promenade dans votre mémoire qui éveillera en vous du moins un sourire ou un peu de nostalgie d’une époque qui n’est pas pourtant si lointaine.